-2016-

[...]

Un combat contre la solitude et pour la solitude. Contre soi-même et pour soi-même.

À deux, à un, à zéro.
Aimer c'est lutter.
Lutter ensemble et contre tous, ensemble et pour tous.
Lutter pour s'aimer. Parce que l'amour n'est pas un repos, deux être qui s'aiment et se reposent sont deux être morts.
Lutter pour se blottir l'un contre l'autre, lutter pour s'adapter l'un à l'autre, mais pas trop.
Parce qu'aimer quelqu'un c'est aimer en entier.


Aimer un corps, un coeur.
Aimer une image de soi qui nous retranche toujours derrière ce que nous croyons être mais que nous ne sommes pas.
Parce que nous ne savons pas qui nous sommes.
Aimer regarder

avec
pour
dans


Chaque parcelle de ce que tu respire m'inspire et me transporte.

Chaque parcelle de ton corps m'adoucit
Chacun de tes souffles m’enivre
Chacun de nos pas vers nos tombes
me fait peur et me fait vivre.


Je t'aime et aucun mots,
aucun texte, aucun poème,
aucun dessins, aucunes peinture,
aucune musique,
rien ne peut exprimer ce que je ressens
.


Sauf le manque.

Ton absence arrache à mon cœur une petite partie de lui, à chaque seconde sans toi.

Je ne sais pas qui je suis quand tu n'es pas là.
Je me perds dans les méandres, au prises de mes démons,
démembrés par l'ivresse hypocrite de Bruxelles.

Je me perds, me dédouble et me floute.
Je disparaît dans les effluves de tabac, dans l'eau ruisselante de la pluie sur les pavés.

Je deviens liquide.
Un crachat,
stupide glaire qu'on extrait du fond de la gorge
obstruant la respiration.


Je ne suis pas brillante alors, je ne suis que transparente.
Rien en moi ne reflète plus que le vide, que tu laisse à chaque fois que tu t'en vas.


Tu prends l'air et je reste là.

Devant une cheminée condamnée comme moi, inutile à peine décorative.
Sans souffle,
sans vie.
Vide de toi.


Tu es mon monde et quand tu n'es plus là, il s'effondre, alors à chaque fois,
j'en reconstruis un, qui s'effondre à son tour quand tu reviens.